Sécurité routière : Un petit clic vaut mieux qu’une grande claque

Pour faire baisser la mortalité sur nos routes, la ceinture de sécurité a longtemps fait l’objet de campagnes de sensibilisation pour promouvoir son port, souvent vécu par les automobilistes comme une contrainte. Aujourd’hui, la ceinture est un réflexe, mais que sait-on réellement à son sujet ?

L’histoire de la ceinture de sécurité

Avec l’essor de l’automobile et l’explosion rapide des vitesses maximales atteintes par les premières voitures de sport, il faut peu de temps aux premiers inventeurs pour se rendre compte du danger qu’encourent les passagers d’une automobile. Les premiers modèles de ceinture datent du début du siècle dernier, mais sont peu probants et causent de graves blessures internes à leurs utilisateurs. Il faut attendre 1959 pour que Nils Bohlin, ingénieur chez un constructeur suédois, conçoive un modèle de ceinture de sécurité à enrouleur qui garantit un bon maintien sans risquer de blesser les passagers. La ceinture de sécurité devient alors obligatoire en France dès 1973 hors-agglomération, et partout à partir de 1979.

Comment utiliser une ceinture de sécurité ?

Le port de la ceinture de sécurité est devenu un geste si machinal qu’on oublie parfois les éléments qui garantissent son efficacité. Pire, certains conducteurs et passagers ne l’utilisent pas correctement : une ceinture mal ajustée, c’est parfois pire que pas de ceinture du tout. Petite piqûre de rappel. Assurez-vous de l’avoir bien attachée : l’attache produit un « clic » bien audible pour signaler que l’on est effectivement bien attaché. Ajustez-là correctement : la ceinture doit reposer plus volontiers sur votre squelette que sur vos parties molles (les os du bassin, de la cage thoracique et de l’épaule), veillez à ce que la ceinture ne soit pas torsadée et qu’elle passe bien sur l’avant de votre torse, une ceinture que l’on porte sous le bras ne sert à rien.

Le système de prétension : des petits moteurs pour sauver des vies

Les ceintures de sécurité sauvent des vies, mais elles peuvent parfois occasionner des blessures aux passagers qui subissent un choc. Cela est dû aux mouvements que la ceinture ne peut empêcher notamment parce qu’elle octroie à l’utilisateur une certaine tolérance de confort avant que ne s’engage le cliquet qui la bloque. Pour éviter les blessures causées par la ceinture de sécurité, les constructeurs automobiles ont designé une solution qui permet de réduire au minimum la tolérance de la ceinture, mais seulement au moment où le choc se produit, à l’instar du déploiement d’un airbag. C’est à cet instant qu’entre en scène le prétensionneur de la ceinture de sécurité : il plaque le passager à son siège afin d’éviter au maximum qu’il se déplace vers l’avant sous l’effet de la décélération. Résultat, moins de préjudice corporel en cas d’accident.